Petite défense du croissant espagnol (le cruasán)

Pour en finir avec cette histoire du croissant espagnol. (On ne pouvait pas se passer de faire un petit commentaire nous, les croissants ambulants)

Aviez vous déjà vu un croissant flamenco? Nous non plus.

C’est vrai. Les cruasanes espagnols sont mauvais par rapport aux croissants français.

La polémique vient d’un blog gastronomique espagnol du journal El País. Le billet de Mikel Iturriaga a fait un tabac en Espagne ouvrant une énorme cyber-discussion.

Maintentant Rue 89 a repris le sujet. Le billet d’Elodie Cuzin est très bien. Génial, quand elle interviewe deux touristes français qui décrivent leurs expériences avec les secs, insipides et sucrés! croissants espagnols. Mais…


  • 1) On ne vas pas au Paraíso del Jamón pour manger des croissants. Jamais. On mange du jamón, on boit des ‘cañas’, on mange du chorizo, mais pas de croissants. D’ailleurs, on ne va pas souvent au Paraíso del Jamón. C’est un bar sympa, avec des bons prix, mais qui attire surtout des touristes.
  • 2) Elodie nous montre des photos des croissants ‘vraiment’ dégueu. Mais il n’y a pas que ça! La discussion ouverte par le célèbre sujet de El País a même conduit à la réalisation de la carte des meilleurs cruasanes (croissants espagnols), et ses boulangeries respectives.
  • 3) C’est vrai, les croissants espagnols sont moins bons… Mais ce qu’on oublie, même dans l’article de Mikel Iturriaga qui a crée toute cette ‘Guerre d’Indépendence du Croissant espagnol’, c’est que les cruasanes sont très, très goûtus à la plancha, comme on les mange le plus souvent dans les “bares y cafeterías”! Et ça, on ne les trouve pas en France.
Rien ne vaut un bon 'cruasan plancha'

Flamenco-jazz à Lyon: Nono García et Celia Mur

(Click para Versión española)

Là  je vous avais prévenu. J’ai twitté, envoyé des invitations sur Facebook,  dit et redit ici et là…. Mais c’est trop tard. Nono García et Celia Mur ont joué hier soir à la Mairie du 6ème arrondissement de Lyon.

De la même façon qu’on vous l’a raconté d’Israel Galván, ce spectacle est du jamais vu. Ou au moins,  un spectacle qu´on ne retrouve pas souvent en France.

Le répertoire commence avec Chega de Saudade, l’hymne de la bossa nova. Mais les doigts de Nono, né et grandi à Cadix, donnent une couleur de flamenco à la version classique d´Antonio Carlos Jobim. Puis les compos et les versions se succèdent,  toujours restant à mi-chemin entre la ‘copla’ (chanson populaire espagnole), la bossa, le blues, le jazz et le flamenco.

Les notes de la guitare de Nono rappellent parfois la puissance d’un piano, tellement il accompagne la voix de Celia Mur, tellement il joue précis. Il tient les chansons avec ses cordes. Un génie de la main droite.

On attends avec impatience son disque en duo.

Vidéo, petit aperçu de ce que vous avez raté: ‘Trafalgar’ avec Nono García, avec Celia Mur, bien sûr.

Au fait, Nono est un peu “une frite ambulante”. Il a vécu plusieurs années à Bruxelles, où il a fait le conservatoire de Jazz et joué avec le groupe Vaya con Dios.

Il est aussi l’étendard du ‘flamenco piñonero’, une fusion naturelle entre le flamenco et d’autres styles de musique. Parmi les “piñoneros”, nous retrouvons  Chano Domínguez ou Antonio Serrano, qui accompagne Paco de Lucía avec son harmonica. Il sont tous des bons amis de Nono García.

Coplas Mundanas est un récital classique, composé du chant et de la guitare, mais très moderne. Il est tellement loin des stéréotypes accordés au  flamenco que le Maire du 6eme criait a la fin du spectacle: “Mais on s’attendait a un peu de danse flamenca, allez, dansez s’il vous plait, allez, olé, olé…”

En réponse, les musiciens ont fini avec une samba composée par le père de Celia, Antonio Fernández de Moya.

Il est bien temps de rompre avec les clichés dans la musique flamenca!

PS.1: Nono García a été un de mes premiers professeurs de guitare (fierté d’élève)

PS.2: Concert organisé par Instituto Cervantes de Lyon.

Cliché!

(Versión española más abajo)

FR: La France vue d’ailleurs. Cliché est une vidéo géniale faite par Cédric Villain. Elle rassemble une grande partie des a priori sur les Français. Dans son site , il raconte que son objectif est de recenser les stéréotypes sur la France montrés dans les films étrangers. C’est vrai, si on croyait à ce que le cinéma décrit, toutes le fenêtres de Paris ont des vues sur la Tour Eiffel.

Le blog Ninja. http://whereisthatninja.blogspot.com/

C’est notre amie Ninja, blogueuse au Pays-Bas qui nous l’a fait découvrir. Son blog, ‘Where is that Ninja’ parle de tout et n’importe quoi. A peu près comme nous, tiens. Muchas gracias, ninja!

El blog Ninja: http://whereisthatninja.blogspot.com/

ES: Francia vista desde el exterior. Cliché es una animación genial de Cédric Villain que reúne todos los estereotipos sobre Francia mostrados en las películas. En la web que ha creado para promocionar el corto, Villain  explica que el objetivo es hacer una lista de los estereotipos más frecuentes. Es cierto, si nos creemos las pelis, todas las ventantas de París tienen vistas a la Torre Eiffel.

Lo descubrió nuestra amiga Ninja, bloguera desde Holanda. Su blog ‘Where is that Ninja’ es un cajón desastre. Como el nuestro. ¡Merci beaucoup, ninja!

Por cierto. Si un español que vive en Francia es un Cruasán, una española que vive en Holanda es… ¿Un tulipán?

(English version, con acento francés)

Vous avez peur? Vous êtes des cons!

Je décris la situation:

Mercredi 5 janvier 2011 dans la ligne A du Metro de Lyon, vers 13 heures de l’après midi.

La dame a autour de 60 ans. Ni mal habillée ni super bien. En tout cas elle n’est pas une clocharde. Elle a plus l’air d’une dame qui a lutté, qui a tout vécu et qui en a marre. Un peu fâchée contre le monde.

Elle gueule devant une fille de 16-17 ans qui tape imperturbable sur son iPhone, accrochée a ses écouteurs. Á la fin un monsieur intervient pour essayer de calmer la “petite dame”.

J’ai eu le réflexe d’enregistrer son speech, parce que j’ai pensé qu’elle méritait d’être écoutée. Pas d’image pour préserver son intimité. Juste la photo du fauteuil où elle était assise.

Le résultat c’est ce OWNI (Objet Web Non Identifié).


PS: ça a été dur de retravailler le son capté avec mon portable. C’est tout ce que j’ai pu faire. Et puis n’hésitez pas si vous avez des suggestions pour compléter son speech.

Flop! Flip! Flop!

Watercolour Park, Tate Modern 2007

C´est quoi ce tableau? C´est un univers enfantin. Ah bon? Mais non, c´est plutôt de la nature virtuelle. Pardon?? Bein oui, tu sais, un monde de nuages qui coulent et d´arbres en couleurs qui ne ressemblent pas à des arbres. Mais de quoi tu parles-là? C´est de Paper Moon, Hullabaloo ou Watercolour Park, des oeuvres du collectif artistique, Qubogas

Laura, Morgan et Jef travaillent dans leur atelier à la Malterie, rue Khulmann à Lille. Depuis 2000, ses cerveaux ont convergé pour devenir une riche matière grise d´art contemporain. Un travail qui sera vite reconnu au niveau internationale. D´abord en Italie et ensuite en Angleterre, tout particulièrement à la Tate Modern. En 2007, le musée leur demande de réaliser une oeuvre pour leur galérie virtuelle, et là, c´est Watercolour Park qui voit le jour.

Performances? “Superpositions de couches” comme disent certains critique? Qubogas c´est surtout du dessin. Des formes qui bougent, ou pas, mais qui font partie d´un autre monde qu´on aimerait visiter un jour. Les critiques parlent d´interactivité. “Mais ce n´est pas notre but,” raconte Morgan. “Le but, finalement, c´est de ne pas avoir de but. Tous ces dessins arrivent naturellement et on joue avec.”

Ses influences? Des pochettes de disques, des groupes electro et toute sorte de musique. Ils aiment la mélange electronique-instrumental. Travailler avec l´experimental, mélanger des platines avec des instruments africains “sans pour autant reconnaître  l´origine des instruments quand on écoute les morceaux”. Ils ont commencé suivant le courant du Vjing, mais il se sont vite rendus compte qu´ils ne voulaient pas suivre la musique mais laisser la musique leur suivre.

Je vous invite à connaître ses oeuvres. Un vrai plaisir de les rencontrer et de partager des points de vue, surtout avec des artistes qui se déclarent anti-intellos mais pro-délire artistique.

Le Jour d’Après à Lyon – The day After Tomorrow

Et celui d’après… et on verra pour demain.

D’après Gerard Collomb Maire de Lyon, c’est comme ça que sa se passe. Il a aussi expliqué que le manque de moyens ‘anti-neige’ est un choix: “ici il neige comme ça que tous les 20 ans: Lyon n’est pas Montréal”. (Plus chez LyonMag)

ES: Acaba de caer la mayor nevada de los últimos nosécuantos años en Lyon. La verdad que ha sido alucinante. Hay conductores que han pasado la noche en sus vehículos. Otros, directamente los han abandonado y han vuelto andando a casa.

Pequeño chiste visual con la magistral -en su género, el de la catástrofe apocalítpica- El Día de Mañana. Ponemos los monumentos lyoneses y cambiamos el ¿dónde estarás? por ¿dónde estabas?. El alcalde de Lyon Gerard Collomb ha dicho que no hay suficientes medios para estas nevadas excepcionales porque “Lyon no es Montreal”.

Weird scenes in rue Saint Jean de Lyon

ES: Un delirio surrealista mientras digerimos los Leaks de WikiLeaks. Dos cruasanes y una sinfonía a cuatro manos. Las maquinitas musicales son una de las atracciones de la muy turística rue Saint Jean de Lyon.

(Si el Departamento de Estado de EEUU ha perdido 251,287 cables, nos podemos permitir perder un poco los papeles, ¿no?)

FR: Un délire surréaliste en attendant de digérer les Leaks de WikiLeaks. Symphonie a quatre mains pour deux cruasanes. Les petites machines musicales sont une des attractions de la très touristique rue Saint Jean de Lyon.

Lyon, New York district

Lyon-Manhattan
Manhattan-Lyon

FR: J’en ai toujours pensée que la presqu’île de Lyon et Manhattan se ressemblent. C’est vrai, on peut le constater grâce a Google Maps. Sauf que l’image de New York est prise à 2 kilomètres, et celle de Lyon à 500 mètres.

ES: siempre me ha parecido que la ‘presqu’île’ (península) de Lyon se parece a Manhattan. Ahora lo compruebo gracias Google Maps: se parecen, sí, salvo que la vista de Nueva York está tomada a 2 kilómetros. La de Lyon a 500 metros.

 

 

Israel Galván, flamenco comme on ne l’avait jamais vu

Tout le monde devrait voir ce spectacle. C’est l’occasion, car il tourne en France et en Suisse ces jours-ci.

Ceux qui aiment le flamenco, parce que c’est du flamenco au top niveau, puro.

Ceux qui aiment moyen, ou carrément pas, c’est parce que ça n’a rien avoir avec l’idée qu’on peut avoir d’un spectacle flamenco.

Il n’y a pas de castagnettes, ni de robes à ‘volantes’. Au lieu de ça Galván se travestit, dérange les musiciens, joue du heavy metal et danse avec la Mort… entouré de neuf bons musiciens dont la chanteuse Inés Bacán, et une mise en scène multimédia,  pour enrober une représentation très personnelle de l’Apocalypse.

Et tout ça, toujours dans le flamenco puro, avec une maîtrise technique et une précision à couper le souffle, con mucho arte.

Galván devient un enfant qui joue devant son public. Il explore jusqu’au bout les éléments sur la scène qui devient ses jouets: une chaise, un tambour andalou, un carré de sable… Avant de nous surprendre avec le numéro suivant.

Les producteurs assurent que la Première était bien apocalyptique. Mais c’est normal si on est a la Biennale de Flamenco de Sevilla et qu’on danse sur des cercueils… Et oui, les flamencos, surtout les gitans sont encore bien superstitieux.

Le danseur se situe dans les frontières du flamenco pour les repousser au delà.

Israel Galvan, Prix National de Danse en 2005, sera a Annecy et à Chambery dans les jours qui viennent et  présente son nouveau spectacle a Lausanne en décembre. Pour fêter, peut être que le flamenco viens d’être reconnu Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité de l’UNESCO. Olé.

Web: (anglais et espagnol)
http://www.israelgalvan.com/

La fin des incidents à Lyon?

Voici, rien que pour vous, le récit complet en images de la journée du 21 octobre 2010 à Lyon. “On était comme des rats dans une cage” disaient les jeunes. Ils ont eu raison de le dire. Pendant que tout ça se passait, Sarkozy déclarait que “les casseurs n’auraient pas le dernier mot”. A voir si c’est la fin… ou pas.

La galerie de (Flickr) c’est par ici

PS: après mon post, j’ai trouvé ça au site Rebellyon: Je souffle, y a pas que moi qui est révolté.