Espagne: décalage horaire

Devant la vive polémique* suscitée par notre billet en espagnol “Qué largos son los días en Francia”, où on explique comment on se perd dans les divisions de la journée française quand on est Espagnols, on a demandé à notre amie Zoé de Kerangat, française qui habite à Madrid, de nous donner l’envers du décor. On est très respectueux du droit de réplique. Il paraît que nous sommes difficiles a comprendre aussi.  

(*En fin, vive polémique… c’est juste trois ou quatre potes français qui ont réagi)

 * * * *

“Ces espagnols décalés” Par le blog invité: Madrid au jour le jour

J’imagine tout à fait que pour des espagnols qui vont vivre en France, cela ne doit pas être facile de s’adapter aux horaires. Mais quand ça marche dans un sens, c’est vrai aussi dans l’autre, et je peux témoigner de la confusion à laquelle je dois faire face quand il s’agit de déterminer quel est le moment de la journée dont on parle, et pire encore, de me faire comprendre correctement quand je parle d’un moment de la journée ou de la nuit!

Il faut dire que les horaires espagnols sont “décalés” par rapport aux français parce que les horaires des repas n’ont rien à voir, comme on le sait tous (mais on finit par s’habituer à déjeuner à 15h et dîner à 22, si, si, bon surtout quand on travaille et qu’on n’a pas le choix).

Donc, première chose, comme partout dans le monde, avant le déjeuner c’est le matin. L’après-midi en Espagne, la tarde, ne commence donc pas avant 14h.

[Note Cruasán: la tarde commence après la siesta]

Ça, je m’en suis rendue compte quand à la fac en erasmus on nous a convoqué à une conférence à la una de la mañana. Il s’agissait de 13h bien sûr, mais j’ai mis du temps à comprendre.

En y réfléchissant c’était (un peu) logique, parce qu’en Espagne si on parle du matin de 1h, 2h jusqu’à 5h du mat’, on dit la madrugada et non pas la mañana. Et puis madrugar c’est “se lever tôt”. Par contre si on dit madrugar ça peut aller jusqu’à 8h, même si on dit las ocho de la mañana, attention!

Bref, cette histoire de déjeuner entre 14 et 16h m’a valu d’autres confusions, notamment autour du concept de “midi”. Midi pour moi, c’est midi. Point.

Ici, c’est plus compliqué apparemment (ou alors j’ai rencontré des personnes bizarres), parce que mediodía peut faire référence, logiquement, au strict milieu de la journée, comme notre midi, 12h (c’est encore plus clair avec le mot espagnol d’ailleurs: medio-milieu et día-jour/journée). Mais d’autres considèrent que cela correspond à l’heure du déjeuner (entre 14 et 16h donc), histoire de rendre la chose encore plus facile… Quoi qu’il en soit j’ai cru comprendre que le mediodía n’était pas trop utilisé, et moi je l’évite à tout prix.

(↑ La leyenda del tiempo: oeuvre mythique de Camaron de la Isla ↑)

Ensuite, il y a le día, que l’on connaît bêtement tous les français comme “jour”. Mais cela veut aussi dire journée, attention, dans le sens journée entière. Par exemple le fameux Buenos días n’est valable que le matin et à partir de 14h, il faut dire Buenas tardes pour dire bonjour, parce qu’il ne s’agit plus de la journée entière. Et le Que tengas un buen día ne se dit que le matin pour souhaiter une bonne journée. L’après-midi, on dit plus Que tengas una buena tarde. C’est plus logique que cela en a l’air en fait.

Au fur et à mesure de la journée cela devient plus simple, il faut juste tenir compte du fait que l’après-midi s’étend jusque tard dans la soirée (française). La noche ne commence qu’à partir de 22h.

D’où le concept assez obscur de tarde-noche, qui, je suppose, fait la liaison entre l’après-midi et la nuit. Je l’utilise pour dire “vers 21h” mais je ne suis pas sûre de moi.

Tout ça c’est du moins ce que j’ai compris parce que, tout comme en France, cela dépend bien sûr de ce que chacun veut en faire, et surtout du contexte.

On assiste donc à des variantes en tous genres et cela nous complique un peu le problème, à nous autres pauvres étrangers. Si on ajoute à cela la ponctualité légendaire de nos amis espagnols, il faut être préparé à quelques ratés (attention à ne pas généraliser tout de même, j’ai connu des espagnols plus ponctuels que des hollandais, si si). En fin de compte, le plus simple est de donner l’heure exacte, mais c’est tellement plus drôle d’essayer de
faire comme les autochtones que je me prends au jeu, au risque de me retrouver plantée 🙂

Maladies infectieuses: Voiturite

Voiturite: du Français “voiture”. “Ite”, comme toutes les maladies.

Inflammation douloureuse du muscle de la voiture. Cet abducteur se situe entre le muscle de l’ordinateur neuf et de celui de “j’en ai besoin de cet écran plasma”.

Symptômes: le patient fait l’expérience d’une envie très forte d’acheter une bagnole. En conséquence, il regarde de façon compulsive tous les sites de voitures, essais et forums sur internet.

Très fréquemment ça se manifeste aussi dans la rue, et suivant la gravité des cas, sur la route, avec des risques accrus dus au manque d’attention du sujet.

Un troisième signe du fait que la personne est atteinte de cette maladie contagieuse est qu’il regarde ses comptes bancaires avec assiduité et compare toutes les options de crédit possibles.

Dans les cas les plus aigus le malade peut essayer de vendre la maison de ses parents, où bien de sa soeur, pour obtenir l’argent nécessaire à ses fins. Dans tous les cas sa réponse sera –“Non, ça va, je sais ce que je fais”.

Incidence: 85% population masculine / 10% population féminine / 5% Répondent “Mais qu’est-ce que tu racontes”. Le phénomène n’a pas de délimitation géographique.

Traitement: Il n’y a pas vraie guérison à long terme, mais le patient peut améliorer ses conditions de vie de façon temporelle en achetant une caisse.

D’ailleurs, si vous avez un bon plan sur une Golf SW 1.9 TDI ou équivalent avec moins de 150.000 km, CT ok, attelage, barres de toit, pneus hiver et factures a l’appui… n’hésitez pas à laisser vos coordonnés ci-dessous. Échange possible.

Merci, maestro Taariq Moutiers pour le conseil et la solidarité dans la ‘maladie de la bagnole’. 

Cruasán censored #StopSopa

+ info:

WikipediaGoogle – 233Grados – Numerama – Twitter

😦

SAAArkozy 2012

En castellano, más abajo. ↓↓↓

Français:
Ce que Nicolas Sarkozy n’a pas dit à Toulon: “Si la France perd son triple A je suis mort. C’est là-dessus que se fera la différence avec Hollande. Nous devons tout faire pour le garder” Nicolas Sarkozy lors du dernier sommet Européen. Source: le Canard Enchaîné.

Dessin d’Etienne Barthomeuf + Elcruasanambulante.

Castellano:
Cuenta el semanario satírico-serio Le Canard Enchaîné que Sarkozy, en la última cumbre europea dijo a sus colegas que si Francia perdiera su triple A “estoy muerto. Es lo que va a marcar a diferencia con François Hollande. Tenemos que hacer todo lo posible por mantenerla”.

Quizás por eso ayer en Toulon Nicolás dio su primer discurso de campaña, y nos ofreció una nueva puesta en escena de estadista mundial en tiempos de crisis.

Dibujo de Etienne Barthomeuf. Guión: elcruasanambulante

Quand « service continu » ne veut rien dire

La belle déco

Oui, on est Espagnols. Oui, on aime manger tard. Surtout le dimanche. On aime passer devant les restos ouverts et sourire en découvrant ces deux mots magiques : « ici, brunch ». Ou encore : « service continu ». Là, t’es sûr que tu peux te pointer à 16h, demander une côte de bœuf « saignante » et personne lèvera la tête.

Oui, tout ça nous fait bien plaisir car « c’est normal de manger tard le dimanche », dit-on en France. Une habitude que nous, Espagnols, aimons faire au quotidien et nous manque terriblement. Allez, on ne va pas faire les relous.

Mais bon, pour revenir au dimanche, ce qui est encore plus cool en dimanche c’est quand tu dois choisir ce que tu manges. Un plat d’huitres au soleil, un poulet rôti avec une salade du marché, ce brunch à l’américaine où la moutarde au miel ne manque pas… Il y a aussi « le service continu ». Quand tu le choisis c’est souvent pour venir en aide à ta gueule de bois.  Ton corps te demande à bouffer (vite !) et, la plupart des fois, tes bons critères de sélection culinaire disparaissent. Tu veux juste que le plat soit bon et qu’il soit vite servi. Et si la deuxième des conditions n’est pas remplie, tu t’énerves. Tu t’énerves, grave. Car il est dimanche, et qu’en dimanche tout doit rester cool.

Hier, dimanche donc, nous sommes arrivés à l’Hippopotamus de la rue Mercière (Lyon) à 15h40. À l’extérieur du resto, un néon intermittent annonçait la fin de la course: « service continu 7/7 ». Parfait.

La première fois qu’on été venus ils avaient mis une heure et vingt minutes à nous servir. On été arrivés vers la même heure, 16h. Cette fois nous avions décidé de leur donner une deuxième chance : « les calamars en entrée ne sont pas mal. » Mais là, une fois de plus, le cauchemar a recommencé. Avant l’arrivée des dits calamars, gérante et serveurs ont eu du mal à se booster. Du coup, mon mec a eu le temps de fumer deux clopes, de créer une boule de ping-pong avec une serviette pour improviser un terrain de tennis de table. Désespéré, il m’a même offert une bague de fiançailles faite avec une paille qu’il a modelée avec son briquet… C’était formateur.

Tellement lents qu'ils ont creé une chaîne télé, HippoTV.

Nos voisins ont été moins patients. À un moment, l’un d’entre eux s’est retourné pour chercher une serveuse du regard et lui lâcher: « ça fait une heure qu’on attend ! ». Le jeune serveur qui s’occupait de prendre les commandes ne savait plus comment s’y prendre. En plus du retard des plats, il n’avait pas compris que je voulais un gratin dauphinois et il a oublié ma ratatouille. Mon mec n’a pas aimé sa côte de bœuf (à 20€ quand même) « parce qu’elle était trop grillé » et notre jeune serveur préféré a répondu un malin : « c’est l’effet du grill, m’sieur ». Par-fait.

Un bon dimanche, donc. Nous avons quitté l’endroit le bide plein mais déçus, encore une fois. Mon mec m’a dit qu’on est tombés « au mauvais moment, au changement de service ». « Pas d’excuses, » lui ai-je répondu. Le néon annonçait bien un service continu.

PS: grâce à nos copines de Fun in Lyon (blog super-sympa-qui-tue sur la vie culturelle lyonnaise, plein de bons plans), on vous conseille de vous bouffer, toujours à la rue mercière, un bon burger chez BIEH (Best I Ever Had). Vous pourrez déguster un super brunch depuis l’étage, qui a même des vues sur… l’Hippopotamus! Allez, bon app!

15 de Octubre – Global Revolution

Primera sorpresa: encontrarse a Rajoy en las calles de Bruselas.

Las autoridades bloquearon el acceso a las instituciones europeas.

Manifestación 19-J en Bruselas

(FR sous la photo)

¿Habéis probado alguna vez un Cruasán con patatas fritas? ¿No? Pues es un poco indigesto. Y ahí andamos, digiriéndolo… Pero vamos a volver.

Y mientras, os dejamos el video de la manifestación del 19 de junio en Bruselas. Sí, hace un mes. Es lo que tiene trabajar en verano e irse de pingos los fines de semana.

Al principio había bastante tensión. Los manifestantes querían irse a la plaza de la que habían sido desalojados días antes y la policía no les dejó.

Los manifestantes llegaron a ser gaseados y bloqueados en una calle. La policía no dejaba salir ni siquiera a los niños. De repente la manifestación se calmó, y pese a algún momento surrealista, otra vez con niños de por medio, todo acabó tranquilamente bajo la lluvia y con una asamblea popular en la estación de Luxemburgo, a un paso del Parlamento Europeo. Es lo que tiene Bruxelles, la belle.

Fuente verídica de Bruxelles, entre Porte de Namur y Louize

¿Aviez vous déjà mangé un croissant aux frites? ¿ Non? Bon ben, c’est un peu indigeste. Et voilà, on digère, c’est pour ça qu’on n’écris plus beaucoup dans El Cruasán Ambulante en ce moment. Mais on reviens très vite.

En attendant, récit en images et paroles de la manifestation des indignés belges le 19 juin à Bruxelles. Ça fais un mois! Vous me direz. Et oui, justement, pour fêter ça, j’ai réussi a finir le montage.

En Espagne le 19-J les indignés rêvaient d’une méga manifestation mondiale. Bon, c’est pas le cas, mais à Madrid c’était assez impressionnant. Et à Bruxelles… C’était sympa.

Ça a finit sous la pluie, bien sûr, devant les institutions européennes, bien sûr.

Passez un bon été!

Un Cruasan Andalou

En castellano, por aquí.

Pendant notre petit voyage au coeur de la ‘Spanish Revolution’ on avait rencontré un vrai cruasan, mais à l’inverse. Guillaume, un saxophoniste français qui habite à Seville depuis des années. Encore un qui déménage pour suivre son amoureuse.

Ils nous racontait ses sensations dans l’effervescence de la premiére semaine de manifestations à Madrid. D’ailleurs, il était autour de 4 heures du matin du lundi 23 mai quand on a fait l’enregistrement, et il partait directement travailler. Il avait tellement aimé l’ambiance de Puerta del Sol qu’il avait décidé de rester jusqu’à la dernière minute.

Écoutez. Ça vaut le coup d’écouter aussi sa version en espagnol avec accent andalou.

Et puis oui. On est bien des fans du réalisateur Cruasan Luis Buñuel et de son Chien Andalou, qui tombait bien pour le titre de ce billet.

Cruasán – Frite



Version française en bas.

ES: la patata frita se incrusta en el Cruasán. Bélgica es sin duda el país de la patata frita. Lo que no está tan claro es que Bélgica sea un país.

Parte del equipo Cruasán se va a Bruselas y como os podéis imaginar estamos un pelín ajetreados con el cambio.

Tras la agitación de la revolución del #15M en España, que hemos estado explicando en francés, el Cruasán, más Ambulante que nunca, pone su pica en Flandes. O cerca. Volvemos en un decir ‘frite’.

FR: La frite s’invite au Cruasan Ambulante. Une partie de l’équipe de ce blog part à Bruxelles pendant quelque temps.

Comme vous pouvez l’imaginer on est un peu débordés avec ces petits changements. Après les évènements en Espagne, (la Spanish Revolution) qu’on a essayé de decrypter pour vous, le Cruasán, plus ambulant que jamais, part au pays de la frite.

On reviens très vite.

Dessin de la frite: Lutosa. Merci de nous prévenir avant de porter plainte. 

Spanish Revolution à Madrid – La route et la déroute

Les élections régionales et locales sont passées et comme prévu, même plus que prévu, c’est la défaite catastrophique des socialistes. Les conservateurs du Parti populaire ont gagné des fiefs historiques de la gauche, comme la mairie de Cordoue, traditionnellement très à gauche.

Les campeurs de Puerta del Sol (Madrid)  et toutes les villes indignées déclarent ne pas se sentir concernés par les résultats, car c’est un ‘changement du système’ et une ‘vraie démocratie’ qu’ils réclament.

Ils comptent continuer les ‘acampadas’, les campements, jusqu’au prochain dimanche 28 mai. Pourtant, quelques signes de déchirement commencent à se manifester chez les indignés.

Democracia Real Ya a émis un communiqué pour souligner qu’ils ne souscrivent pas certains propos sortis des Assemblées de Puerta del Sol.

Depuis le mouvement No Les Votes #nolesvotes (Ne Les Vote Pas), les protestataires critiquent  l´aspect que Villa Indignados et ses campeurs madrilènes sont en train de lui donner. De même,  la commission d’espiritualité fait beaucoup parler. Bref, une certaine division s’installe. Les plateformes ont initié un débat pour creuser les différences et arriver a un consensus entre ces points de vue si diverses. Ils proposent ‎4 axes de discussion: réforme électorale, lutte contre la corruption, séparation des pouvoirs et contrôle citoyen des élus.

Les commerçants s´inquiètent aussi, étant la Puerta del Sol l’épicentre du tourisme madrilène, ils voient comment leurs chiffres d´affaires diminuent à grande vitesse.

Tableau de Goya adapté a ses reivindications. 'Capitalisme Sauvage'.

Les ‘acampados’, eux, persistent. Prochaine étape: propager les Assemblees dans les quartiers de la capitale, essayer de discuter et de  résoudre les problèmes de voisinage… Leurs banderoles demandent “regarder moins la téle et sortir dans la rue pour s’entreaider”,  selon Café Babel.

El Cruasan Ambulante est allé à Madrid voir de près cette ‘Évolution espagnole’ (marre du mot Révolution). Et le plus surprenant c´est peut être leur organisation. Les campeurs ont même une commission du Respect qui veille au civisme mais aussi au bien être des manifestants en leur proposant des massages!

La Bibliothéque ete ses régles de conduite.

On retrouve plusieurs cantines, une bibliothéque une commission chargée des rélations avec la presse … Même des soirées cinema.

Tout ça en plein coeur de Madrid, a deux pas du très joli palais de la présidente de la région.

Le bâtiment de la Comunidad de Madrid entouré par les manifestants

Ce campement de luxe est surtout soumis à une réflexion de fond sur les dysfonctionnements de la ‘Démocratie du marché’ actuel. Ils proposent des initiatives toutes fraîches en assemblées et construisent un réseau de débats sur Internet.

Il y'a même un jardin avec des légumes dans une fontaine
Wifi gratuit pour les campeurs.

C’est le chemin qu’ils ont choisis. Ils ne se sentent concernés par la victoire de la droite et s’inquiètent peu des critiques des différents mouvements. Ils ne veulent surtout pas de leader.

Ils ne sont pas pressés. Leur lutte (Toujours pacifique, pour éviter de se mettre la commission du Respect dans le dos) est un plan à long terme.

Et en France ce mouvement social a t-il besoin des leaders? C’est en tout cas ce qu’il pense un correspondant du Parti Populaire espagnol dans le Rhône.

Liens:

Article de Rebel Lyon sur le même sujet. “Des voix critiques s’élèvent en Espagne“.

Déclaration de principes de la Acampada de Barcelone. (Similiaires aux autres)

Collectif Toma la Plaza (prends les places)

Reélle Démocratie France.

Réelle democratie Lyon.

Democracia Real Ya et le communiqué où ils précisent qu’ils ne soutiennent pas toutes les initiatives faites en son nom.

Mouvement ‘No les votes’.

Periodismo Ético ya. Plateforme de réflexion et action en faveur du journalisme. (surgit à l’ombre des acampadas).